NEWSLETTER JUIN 2018

1. De l’intervention en situation de crise à la prévention

Lorsqu’on aborde les aspects psychosociaux du bien-être au travail à travers le prisme législatif, il est avant tout question de prévention.
Que fera l’employeur pour garantir au mieux le bien-être et diminuer ainsi ce qu’on nomme souffrance au travail ?
La liste des actions possibles est longue et portera surtout autour de trois grandes thématiques : la nature et la charge de travail, l’organisation de l’association et les relations interpersonnelles.
Une manière d’identifier des actions à mener est de réaliser une analyse de risques. Différentes méthodes existent. L’ABBET réalise cette analyse suivant la méthode de dépistage participatif des risques (Déparis).

Pratiquement, nous mettons en place des réunions avec les travailleurs représentant les différentes fonctions de l’association : sociales, éducatives, direction, administratives, techniques, etc.
Il s’agit d’identifier de façon systématique les difficultés et les facteurs de risque, d’évaluer ceux-ci en vue de déterminer des mesures de prévention. Cela peut concerner par exemple la gouvernance, la répartition des tâches, les prises de décisions.

L’objectif est de trouver ce qui peut être fait concrètement, à court, moyen et long terme.
Pour certains aspects, des études complémentaires devront être réalisées par la suite.
Ces réunions durent environ 2h et se font avec maximum 10 travailleurs.
Une analyse systémique de l’association est aussi jointe aux conclusions.

Si nous faisons le bilan de nos interventions cette année, il faut bien constater que c’est surtout en situation de crise que nous sommes appelés. Ce sont souvent des équipes où les problèmes relationnels ont pris le dessus. Ceux-ci sont apparus par manque de processus, de décisions, de consultations ou par questionnement sur le mode de gouvernance. Mais quand la situation se dégrade, il est de plus en plus difficile de trouver des solutions. Les rancœurs s’installent et l’entonnoir des solutions se rétrécit au point que très fréquemment une personne se retire de l’équipe (maladie, départ volontaire ou non, ou autre). Une nouvelle dynamique d’équipe est alors possible mais sans que les problèmes de fond n’aient été abordés.

Pour éviter de telles situations, nous vous invitons à travailler les risques psychosociaux lorsque la dynamique de l’équipe est positive. C’est un gage de réussite pour questionner l‘organisation et le sens du travail.
N’hésitez donc pas à nous solliciter pour une analyse de risques psychosociale.
Nous rappelons aussi que celle-ci est obligatoire depuis 2014.

Pour en savoir plus sur les risques psycho-sociaux : http://www.abbet.be/Fiche-6-1-Les-facteurs

2. Le registre de fait de tiers dans l’analyse des risques psychosociaux

Le registre de faits de tiers est un instrument dont dispose l’employeur pour objectiver et analyser les risques des faits de violence, de harcèlement moral ou sexuel au travail, causés par des personnes autres que les travailleurs de l’institution (ex. bénéficiaires, patients, visiteurs, travailleurs venant d’entreprises extérieures, etc.).

Le travailleur qui s’estime victime de violence, ou de harcèlement moral ou sexuel pourra consigner sa déclaration dans ce registre en décrivant clairement les faits survenus, le nom de la personne ou de l’institution tiers, le lieu des faits, ainsi que la date de ces faits.

L’objectif de cet instrument est de permettre à l’employeur d’analyser la dimension de ces faits en vue de prendre des mesures de prévention bien adaptées, qui alimenteront le plan global de prévention de l’institution.

L’identité du travailleur victime est facultatif (sauf si ce dernier accepte de la communiquer).

Ce registre est tenu par la personne de confiance (ou le conseiller en prévention aspects-psychosociaux s’il est interne). Il est tenu par le conseiller en prévention interne s’il n’y a pas de personne de confiance en interne et que le conseiller en prévention-aspects psychosociaux fait partie d’un service externe. Il n’y a que ces trois personnes qui ont accès à ce registre.

Vous trouverez le modèle de registre de faits de tiers sur le site de l’ABBET via le lien suivant : http://www.abbet.be/Guide-du-bien-etre-au-travail - Onglet 5. Registre de faits de tiers

3. Des bourses pour vous soutenir face aux difficultés psycho-sociales :

L’un des rôles de l’ABBET est de gérer les bourses des différents secteurs COCOF en matière de bien-être au travail.
De nombreuses possibilités de se former à des questions psycho –sociales sont possibles via le catalogue Formapef : communication, gestion du stress, diversité culturelles, prises de décision….
Des accompagnements d’équipe sont également possibles : intervisions institutionnelles ou thématiques.
Pour tous renseignements : http://www.abbet.be/ onglet Secteurs .
Pour en savoir plus sur les risques psycho-sociaux : http://www.abbet.be/Fiche-6-1-Les-facteurs

4. Projets destinés à la prévention primaire du burnout au travail

Un appel à projets relatif à la prévention primaire du burnout a été lancé sur le site du conseil national du travail (CNT) via le lien suivant : http:// www.cnt-nar.be/Dossier-FR-burnout.htm

L’ABBET mettra à disposition une liste d’opérateurs et demande aux associations intéressées par ce projet de se manifester en envoyant un message sur l’adresse : info@abbet.be